L’Association nationale de consommateurs et usagers CLCV * demande au travers d’un communiqué de presse que “que la définition des profils soit revue afin que seule une fraction limitée des produits alimentaires puisse revendiquer des effets « santé ». ”
La définition des profils nutritionnels est en effet attendue depuis Janvier 2009.
A force de retard, …la CLCV soupçonne l’industrie agro-alimentaire de contribuer à cet état de no man’s land en disant quil s’agit “aujourd’hui moins un débat entre experts de la nutrition qu’une affaire de lobby auprès de la commission européenne. “ Elle dénonce au travers d’exemples de produits un “net assouplissement” des critères des profils dans les versions les plus récentes quoique non définitives (working document).
De son côté, l’industrie agro-alimentaire attend elle aussi avec impatience la publication de ces profils nutritionnels qui conditionneront très fortement l’ innovation et la communication nutritionnelle faites sur les aliments. L’Ania ** rappelle la complexité du sujet (cliquez ici).
Il ne faudrait pas que le système retenu aboutisse à l’impossibilité pour une famille entière d’aliments de communiquer sur son intérêt nutritionnel. Un système trop simpliste pourrait par exemple empêcher les fromages de valoriser leur richesse en calcium.
Alors vivement la fin du suspens, cela semble être le souhait de tous ! Â
* CLCV = confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie
** Ania = Association nationale des industries alimentaires
Sources : Site Internet CLCV  ;  Newsletter INC conso.net n°134 du 24 juillet 2009 ; Lettre de l’Ania n°21 de mars/avril 2009.