
Suite à la parution en début d’année de la brochure du PNNS / Institut national du cancer - “Nutrition et prévention des cancers, des connaisances scientifiques aux recommandations” - un certain nombre d’articles, fidèles et moins fidèles, ont fleuri sur la conduite à tenir pour réduire les risques de cancers grâce à une alimentation bien ficelée …
Les recommandations consistent à éviter la viande rouge, les charcuteries, les compléments vitaminiques à base de bêta-carotène, les aliments salés, les boissons alcoolisées, le surpoids et favoriser les fruits et légumes, l’activité physique et l’allaitement …
A noter que les viandes blanches et les volailles qui ne sont pas concernés dans ces recommandations.
Mais revenons à la viande rouge (boeuf, agneau, cheval). On peut lire dans la presse des titres invitant à faire l’impasse sur la viande le plus souvent possible, à se mettre au végétarisme… Alors, est-il nécessaire de se mettre au “100% végétal” ? Est-ce que manger 5 fruits et légumes par jour est impossible pour les carnivores ?…
Noooon … , quelques bons repères permettent de mieux interprèter les recommandations de l’Institut national du cancer  !
En ce qui concerne la viande rouge, il faut préciser que s’il est recommandé de limiter la consommation à moins de 500 g de viande rouge* cuite par semaine, seuls 20 % des Français dépassent ce seuil. Ce sont les “gros consommateurs” de viande rouge.
500 g par semaine, c’est 70 g par jour ou 140 g un jour sur 2.
Et 500 g de viande cuite, c’est l’équivalent de 700 - 750 g de viande crue à l’achat. Et oui, car la viande en cuisant perd une partie de son eau et pèse moins lourd.
Autrement dit, afin de réduire le risque de cancer colorectal (car c’est celui-ci qui est visé en ce qui concerne les viandes rouges) :
Autre repère, les tailles de portion selon les viandes et les modes de cuisson :
- 70 g cuit c’est environ 100 g cru (1 steak par exemple ou 1 petite tranche de rôti, de gigot ou 1 petite côte de porc…)
- et 140 g cuit, c’est environ 200 g cru (3 beaux morceaux de blanquette de veau, 1 beau steak, 2 tranches de rôti ou de gigot…).
D’où l’intérêt de bien interpréter les recommandations nutritionnelles, afin d’en faire un bon usage, sans se priver et sans paniquer !
Sources : www.e-cancer.fr ; www.civ-viande.orgÂ
Nous ne sommes pas à l’origine de ces recommandations. Ce sont les recommandations de l’Institut National du cancer, lequel a coordonné la réalisation de la brochure « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations » en s’appuyant sur l’expertise du réseau Nutrition Alimentation Cancer Recherche (NACRe). La brochure est diffusé par l’INPES dans le cadre du PNNS (Plan national nutrition santé).
Nous avons seulemnt illustré leur proposition par quelques repères, des exemples de portions pour rendre les choses plus “concrètes”.
Il ne s’agit en aucun cas de tailles de portion ou de fréquences obligatoires, ni applicables à tous.
A noter que ces recommandations touchent précisément à la prévention du cancer colorectal.
Vous faites déjà partie des 80 % de Français qui consomment spontanément moins de 500 g de viande rouge par semaine. A priori, pour vous, il ne s’agit surtout pas de réduire votre consommation au risque d’avoir des difficultés à couvrir vos besoins en fer, zinc, vit B12.
Si vous visez à réduire votre risque de cancer, il conviendrait peut-être d’agir sur d’autres facteurs de risque environnementaux (tabac, sédentarité, surpoids, …). Mais est-ce pertinent ?
Le mieux est d’en parler au préalable avec votre médecin traitant, c’est important !
Je suis étonnée par la consommation de viande que vous proposez! Nous ne mangeons jamais de viande le
soir et jamais plus d’une viande rouge par semaine en comptant guère plus de 100g par personne!