Après les bruits de couloirs… l’annonce “officielle” de l’obligation de veiller à l’équilibre des repas servis en restauration scolaire est enfin tombée.
Afin de lutter contre le surpoids et l’obésité infantile et promouvoir une alimentation saine et équilibrée dès le plus jeune âge, Valérie Boyer (députée UMP) propose un amendement au projet de loi « Hôpital, Santé, Patients, Territoire » visant à accroître la qualité nutritionnelle des repas servis en restauration scolaire. Cet amendement a été adopté en commission des affaires sociales.
L’amendement fait référence à un décret qui rendra obligatoire dès la rentrée scolaire de septembre 2009, les recommandations GEMRCN pour la restauration scolaire. Il attribue également des compétences à plusieurs corps de contrôle pour veiller à l’application de cette réglementation. Le dispositif proposé concerne les élèves de l’école maternelle au lycée, que ce soit dans le secteur public ou privé.
Environ 60 % des enfants de 3 à 17 ans y prennent au moins trois repas par semaine. Comparés aux 21 repas pris dans la semaine, cela peut paraître peu… Il est donc important d’éduquer les enfants au quotidien, à la maison comme à l’école ou encore dans les centres sportifs car il s’agit à la fois de bien manger et de bien se dépenser.
A quand l’éducation nutritionnelle des enfants également présente dans les enseignements obligatoires, comme la mission d’information le propose ?
Pour en savoir plus sur le GEM-RCN : Voir notre billet du 17 mars 2008 en cliquant ici
Source : Association Française des Diététiciens-Nutritionnistes (AFDN)
J’aimerais que la ministre de la santé interdise la publicité de produits gras et trops sucré (..) publicité faite avec des sportifs de haut niveau. Quel scandale et quelle honte pour des sportifs qui ne montrent pas le bon exemple aux enfants !! On sait l’ impact que peuvent avoir tous ces sportifs sur les enfants. Les professionnels de la nutrition galèrent pour convaincre les enfants de ne plus manger ces produits.
Je suis actuellement second de cuisine dans un collège
750 repas/jour. Nous sommes conscient de l’impact de notre travail sur la santé des élèves mais la démarche ne peut être efficace que si elle est appliquée et soutenue par tous (chef d’établissement, gestionnaire, parents, élèves, personnel éducatif). Malheureusement, on nomme souvent comme responsable de la mauvaise alimentation l’équipe de restauration. Comment voulez-vous être efficace quand votre prix de revient doit être inférieur à 1,60 euros, quand les procédures et auto-contrôles prennent plus de temps que celui passé à élaborer des plats avec un minimum de personnel bien sur ? Il faut se poser les bonnes questions pour avancer : Quel prix vaut la santé de nos enfants ? Combien de temps de repas doit-on accorder à un élève de 6ème ? l’école doit-elle apporter des connaissances culinaires aux enfants et aux parents ?
La restauration à l’école doit-elle être reconnue comme un enseignement ? Quels moyens humains doit on utiliser pour assurer la santé de nos enfants ? Voilà les questions primordiales pour avancer vers un avenir durable et efficace de la restauration scolaire.
Il est bien dommage de devoir obliger les cantines scolaires à pratiquer l’équilibre alimentaire mais comment faire pour modifier les comportements des cuisiniers ? ils ne sont pas convaincus eux-mêmes des bienfaits de l’équilibre alimentaire et c’est eux qui sont en face des élèves lors du service au self !!!
une infirmière scolaire qui se bat contre des moulins à vent………..