Une partie de l’émission Le Jour du Seigneur *de dimanche dernier traitait du jeûne chez les Chrétiens. On a pu entendre des points de vue très différents, et pas forcément consensuels, sur le jeûne et son objectif : temps d’arrêt dans un monde de pléthore sensorielle, de réflexion, de purification intérieure, occasion de ressentir ce qu’est la faim, etc… notamment quand il s’inscrit dans une démarche plus globale, allant au delà de la simple privation alimentaire. (Il est impotant d’ailleurs de noter qu’aucun intervenant ne parle de jeûne alimentaire total, ou de jeûne prolongé … et toujours d’un jeûne bien “encadré”).
Tout cela pour dire qu’il s’agissait d’un reportage d’information et de reflexion et non pas vecteur de propagande ou de propos sectaires.
D’où l’impact qu’a pu avoir cette phrase qui capte l’intérêt et mérite réflexion : “Le jeûne permet la relation à l’autre“.
Cette phrase résonne avec force. Ne dit-on pas l’inverse ? Les nutritionnistes et les sociologues de l’alimentatione ne montrent-ils pas, en France notamment, que le repas est un moment crucial pour échanger, une base de socialisation …
Est-ce antinomique ? Ou est-ce complémentaire ?
Hmmm… c’est en tout cas bien stimulant pour les neurones qui chercheront à y trouver une complémentarité, voire une synergie.
* France 2, 8 février 2009
“Le jeûne permet la relation à l’autre“… je ne suis pas sûre que l’on puisse dire que celà soit complètement antinomique avec le discours des nutritionnistes.
Dans les 2 cas, nous créons une relation à l’autre, mais une relation complètement différente.
Le repas permet une socialisation, un échange et un partage avec l’autre, basé sur l’aliment. Le jeûne permet quant à lui un recentrage sur l’individu, sa personne, sa condition et c’est bien entendu sur ces critères que nous partageons avec l’autre en faisant abstraction de tous les signes extérieurs.
Tout ça n’est que mon avis… je ne remets pas en cause qu’il puisse exister des dérives du jeûne !