Opaline, c’est le nom d’un programme pour comprendre la variabilité des préférences alimentaires à l’âge de deux ans. Une vingtaine de personnes de diverses disciplines (évaluation sensorielle, biologie, médecine, psychologie, sociologie, éthologie et statistiques), issus de sept équipes de recherche, participent à ce programme.
Opaline vise à suivre environ 300 enfants de la région de Dijon, depuis la naissance jusqu’à l’âge de deux ans : consommation alimentaire, réaction sensorielle aux odeurs et aux saveurs, milieu psychosocial sont enregistrés.
L’équipe de Sophie Nicklaus* a déjà travaillé sur ce domaine avec la faculté de médecine de Dijon. Leurs travaux ont montré que dès l’âge de deux ou trois ans, les préférences alimentaires sont en partie fixées et variables d’un enfant à l’autre. Et que les expériences chimiosensorielles précoces - c’est-à -dire réalisées à la fin de la vie foetale, au cours de l’allaitement et lors de la diversification alimentaire - influeraient sur les préférences alimentaires des jeunes enfants.
Avec Opaline, les chercheurs souhaitent aller plus loin et répondre à plusieurs questions. “Par exemple, dès l’âge de six mois, on observe une très forte variabilité de l’appréciation des saveurs sucrées chez les bébés. Cette variabilité est-elle déjà en place dès la naissance ou à trois mois ? Cette variabilité des comportements chez les bébés est-elle due à une exposition dès leur naissance à un certain nombre de goûts sucrés “?
*Sophie Nicklaus, est la coordinatrice du programme, chargée de recherche à l’Inra, au sein de l’unité mixte de recherche FLAVIC (FLAveur Vision Comportement du consommateur), qui regroupe l’inra, l’Enesad de Dijon et l’Université de Bourgogne.
Source : Ambassade de France aux USA
Je trouve votre blog bien fait de ce que j’ai pu lire jusqu’Ã maintenant.
Bravo et bonne continuation !