Les Français ne consomment toujours pas assez de fruits et légumes selon une expertise scientifique collective (Esco) publiée par l’INRA*.
Avec 340 g en moyenne par jour et par personne, les Français sont encore en-dessous de la recommandation (au moins 400 g/jour) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Pour l’INRA, les “comportements n’évoluent pas beaucoup” depuis le lancement du PNNS** qui recommande de manger au moins 5 fruits et légumes par jour.
Les quantités achetées par les Français ont baissé de 12% pour les fruits frais et de 14% pour les légumes frais (hors pommes de terre) entre 1997 et 2005, selon Interfel, l’interprofession des fruits et légumes, qui a pour ambition de faire doubler la consommation en 10 ans (10 en moyenne par personne en 2010 contre 4,7 en 2000).
Chaque ménage français a consommé 14,89 kg de fruits et légumes en 2006 contre 15,35kg en 2005, selon une étude de TNS Worldpanel. La consommation de fruits et légumes augmente avec l’âge et atteint un maximum entre 55 et 65 ans avant de décroître.
Mais les achats plus faibles des ménages appartenant aux générations les plus jeunes sont porteurs à terme d’une baisse durable de la consommation, si rien n’est fait pour infléchir les tendances observées, craint l’INRA.
Ce sont principalement les ménages disposant de faibles revenus qui sont le moins friands de fruits et légumes, notamment frais.
Pourtant les Français accordent à l’achat des fruits et légumes, une part non négligeable de leur budget alimentaire (12% en moyenne). Mais en cas d’accroissement des revenus, les produits alimentaires qui sont les principaux bénéficiaires sont la viande et le poisson, plutôt que les fruits et légumes.
Les quantités de fruits et légumes frais achetées par personne varient pratiquement de un à trois entre le quart le plus pauvre et le quart le plus riche de la population.
Le fait que le prix à la consommation des fruits et légumes frais augmente plus rapidement que l’ensemble des produits alimentaires depuis le début des années 60 est un des obstacles à l’accroissement de la consommation de ces produits, constate l’INRA.
Le rapport d’expertise en cliquant ici.
* INRA = Institut national de la recherche agronomique
** PNNS = Programme national nutrition santé