La circulaire de l’écolier datant de 1971 a été remplacée par la circulaire relative à la composition des repas servis en restauration scolaire et à la sécurité des aliments du 25 juin 2001.
Objectif : améliorer la qualité nutritionnelle des repas et encourager l’équilibre alimentaire.
En 2005, une étude nationale * a été lancée pour évaluer l’application de cette circulaire dans les établissements publics d’enseignement.
Les résultats intermédiaires présentés concernent uniquement les données recueillies à l’aide du questionnaire. Ils portent sur 784 établissements, représentant plus de 415 000 élèves et plus de 260 000 demi-pensionnaires.
Pour les restaurants scolaires d’établissements relevant de l’éducation nationale, il est à noter que :
· 93,5 % fonctionnent en gestion directe avec une cuisine autonome.
· 30 % ont mis en place une commission de restauration scolaire.
· 58 % prétendent connaître la circulaire et 41 % prétendent l’appliquer.
. Des exigences nutritionnelles sont présentes dans près de 50 % des cahiers des charges.
· Le coût moyen des matières premières d’un repas est de 1,75 euros.
· Le repas dure entre 16 et 30 minutes dans 82 % des cas.
Dans les plans de formation du personnel, les besoins nutritionnels et l’équilibre alimentaire ne sont cités que par 24 % des établissements, la composition nutritionnelle des aliments par 11 % et les relations nutrition et état de santé par moins de 8 %.
Dans 20 % des établissements, des informations nutritionnelles sont à disposition des élèves lors des repas. Près de 36 % des établissements proposent une animation autour de l’alimentation au moins une fois par trimestre.
À l’inverse, 17 % des établissements scolaires et 8 % des établissements agricoles ne proposent jamais d’animation. Parmi les thèmes abordés, la cuisine internationale est le plus fréquent (72 %), devant la cuisine régionale française (62 %) et les saveurs particulières (37 %).
Près de 46 % des établissements déclarent avoir mis en place au moins un projet d’accueil individualisé (PAI) pendant l’année scolaire. Parmi les établissements qui ont établi au moins un PAI, 68 % l’ont fait pour un problème d’allergie, 24 % pour un problème d’intolérance alimentaire, 40 % pour un problème de diabète, 6 % pour un problème de surpoids ou d’obésité et 3 % pour la maladie de Crohn.
Quatre ans après sa parution, environ un établissement sur deux déclare avoir pris des mesures pour appliquer la circulaire du 25 juin 2001. 40 % la connaissent mais ne l’appliquent pas encore et 10 % d’entre eux déclarent ne pas la connaître.
Sources :
- Étude restauration scolaire 2005-2006, résultats intermédiaires, décembre 2006, Afssa, Programme National Nutrition Santé, Ministère de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche, Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et de la Ruralité.
- La Minute Nutrition, fev 2007